Nuits d'Orient

Nuits d'Orient

Vingt-quatre heures de la vie d’une canaille

Abou-Moutahhar AL-AZDI

18/09/2008

Traduit par René R. Khawam

Nous sommes à Baghdâd, peu après l’an mil des chrétiens. Le raffinement des mœurs s’échappe de l’enceinte des palais et prend racine dans les rues où la poésie, comme toujours en Orient, tient le haut du pavé. Abou’l-Qâsim al-Tamînî est de ces amoureux des mots. Sa spécialité : brocarder le ridicule en de féroces couplets. Sa profession : insulteur public.

Convié dès le matin à la table d’un riche citoyen de la ville pour un banquet qui durera jusqu’à l’aube, il a pour mission de disputer ses compagnons de table, d’épingler les absents, d’égratigner les tartuffes, de ridiculiser les bien-pensants.

Abou-Moutahhar Al-Azdî nous offre l’un des ouvrages les plus sulfureux de la langue arabe, qui mille ans plus tard n’a rien perdu de son feu intime.

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